Adjamé-Abobo-Les chauffeurs de gbakas en grève, les clients marchent

Le trafic routier est bloqué au rond-point du zoo d’Abidjan sur l’axe Adjamé-Abobo. Les chauffeurs sont rentrés en grève depuis 14 heures pour protester contre le joug des‘’gnambros », ces jeunes gens sans emploi qui usent de force pour racketter les chauffeurs.

Il est  18h50 minutes. Traoré Mamadou, est l’un des chauffeurs mécontents. Cette année 2017, cela fait 13 ans qu’il exerce le métier de chauffeur transporteur avec les  minicars communément appelés »Gbaka ».
Faisant office de porte-parole, Traoré Mamadou parle, pour ses collègues attroupés qui eux, acquiescent.

« Le problème, c’est que nous payons 14 000 FCFA chaque jour au minimums aux « gnambros ». En plus, nous ne savons pas où va l’argent, à quoi cet argent sert, à quoi c’est argent est destiné. Nous en avons marre », explique le chauffeur qui est rejoint par ses collègues et leurs apprentis.

« Vous voyez, nous sommes environ 150 voitures, et les autres viendront stationner. Nous ne voulons plus de palabre. Les « gnambros » nous agressent, nous font payer par la force à chaque carrefour des taxes allant de 300 FCFA à 1000 FCFA du matin au soir, à chaque passage» dénonce-t-il.
Par la suite, le chauffeur invite le nouveau ministre des Transports, Amadou Koné, à se pencher sur leur sort face à cette mafia.Sur la route de l’émergence en 2020, tous les secteurs économiques devraient être mis à contribution.

« Nous voulons que le Ministre des Transports remette de l’ordre dans le transport avec les Gbaka. Depuis 13 ans je suis chauffeur, nous n’avons pas d’interlocuteur pour plaindre et évoluer. Le plus grave, les syndicats ne sont même plus sérieux, ce sont les « microbes » qui font la loi ici. Nous ne voulons plus de cela. Il faut que la situation change dès ce soir avec l’aide du gouvernement », invite-t-il.

Cette situation difficile est partagée par les élèves. Filles et garçons sont obligés de marcher sac au dos pour rejoindre leurs habitations. Les fonctionnaires et autres automobilistes sont contraints par l’embouteillage crée sur la route, de se faufiler entre les gbakas stationnés.

Quant à la police et à la gendarmerie, un dispositif est  déployé pour éviter des bavures. Mais, malgré cela, l’arrivée en masse d’individus dits « syndicats » sur les lieux est remarquée par les chauffeurs. La situation était tendue au moment où l’équipe de reportage de Politikafrique.info quittait les lieux.

Moïse ACHIRO
Source : Politiqueafriqueinfo

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