Adjamé Liberté, dégradation du rond point, les usagers dans le désarroi

Le rond-point d’Adjamé Liberté souffre d’une dégradation très avancée de sa route. Ce vendredi 21 avril 2017, au lendemain d’une forte pluie , les nids de poules et gros trous sur le circuit giratoire de cette route sont remplis de flaques d’eaux.Face à cette situation, les usagers se lamentent.

« Nous ne savons plus à quel saint nous vouer », disent –il désespérés.Un chauffeur de taxi rouge, trouvé stationner près de la station Shell, à l’air très préoccupé. Interrogé, ce chauffeur semble énervé. «  Je peux vous assurer qu’à cause des gros trous de la route, ma voiture est tombée en panne deux fois. A l’aller puis au retour, alors qu’il n’est que 9 heures », dit-il, empressé de vérifier son joint de culasse.

Cette scène  illustre le quotidien  des automobilistes, à Adjamé Liberté.

Il y a environ 15 ans que Marico Drissa travaille au rond-point d’Adjamé en qualité de syndicaliste dans le secteur du transport. Pour lui, la route détériorée empêche les travailleurs d’arriver à l’heure au boulot.

« Ici, c’est la route qui nous pose problème. Quand il pleut, on n’arrive pas à travailler. On ne peut plus rouler. Même les bus refusent de passer. Voyez, depuis matin, les clients sont là, ils ne peuvent pas aller au travail. Nous demandons à l’Etat de faire un effort pour arranger le rond-point, une partie a été faite, il n’y a pas trop longtemps, mais, ce n’est pas fini », se désole Marico Drissa. Quant à M. Sylla, chauffeur de plus de 15 ans à Adjamé. Il fait la ligne Adjamé-Liberté-Treichville. Pendant que les passagers montent dans son Gbaka de 20 places pour s’asseoir, M. Sylla nous partage ses difficultés quotidiennes.

«  A cause des crevasses, nos véhicules prennent des coups. Les amortisseurs, les problèmes de ressorts, les embouteillages, tout cela affaiblissent davantage nos voitures, les risques d’accidents sont énormes», fait comprendre M. Sylla.

Même son de cloche chez Brahima Traoré, chauffeur qui totalise 20 ans de carrière et Mamadou Traoré, un syndicaliste de chauffeur depuis l’année 1999.  Ces derniers passent la plupart de leur temps à Adjamé Liberté.

« Ils sont venus faire le lancement des journées de la Salubrité, nous étions contents, mais depuis, pas de suivi.  Nos routes dégradées gâtent nos pneus, nos accessoires. Les clients sont obligés de marcher dans la boue, pour monter dans nos véhicules. Nous ne savons pas à quel saint se vouer. On fait des accidents dans ces trous, d’autres viennent uriner… Que les autorités nous viennent en aide », expriment t- ils avec amertume.

Dans le quartier en face des 220 logements, M. Konaté Fodé est le président du syndic de la Tour Sirocco. Il habite à Adjamé Liberté depuis  1974.

« J’ai vu cette route  quand elle était en bon état quand le carrefour était  agréable à regarder maintenant. Mais, l’évolution négative fait que les bus qui doivent circuler et transporter les habitants ne passent plus par là. Tous les jours, un embouteillage monstre se crée parce que la route est dégradée. Nous avons rencontré la Mairie, les responsables disent que ce n’est pas de leur ressort. Mais, nous n’avons pas rencontré le district. Bien que ce soit un grand carrefour pour la Côte d’Ivoire, où a eu lieu le lancement national des opérations de salubrité en présence des autorités, tout le monde voit », relate le retraité dans son salon. Irène Tito, en plein ménage dans sa maison, au 11 ème étage passe le même message aux autorités ivoiriennes.  « Quand il pleut, les égouts sont bouchés, les routes délabrées, les ayants-droits doivent interpeller les autorités pour que Adjamé Liberté retrouve sa beauté d’antan », souhaite la vieille femme.

Moïse ACHIRO.
Source : Politikafrique.info

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