Après les mutineries, Le Général Sékou Touré,  » Plus d’armée de 8400 ou d’ex-FDS, après les droits, place aux obligations, pas de date butoir pour le dépôt des armes »

Le Gal Sékou Touré a tenu un discours de vérité face aux militaires de rang, sous-officiers et officiers en fonction à la 3è région militaire de Bouaké. « Des droits ont été réclamés et accordés, maintenant place aux devoirs. L’esprit qui prévaut à la tête de notre institution, n’est pas la pensée unique, ce n’est pas l’esprit du chef qui sait tout et qui fait tout, mais celui du chef qui écoute, qui apprend, qui consulte ses collaborateurs et qui décide. Je suis ici avec vous pour vous écouter et échanger avec vous et soumettre vos préoccupations au Chef de l’Etat. Je suis là pour vous demander la discipline et la cohésion au sein de l’armée », a précisé d’entrée de jeu le Général de Corps d’Armée Sékou Touré. 

Le Général de Corps d’armée Sékou Touré, rencontrait ce mercredi 31 mai 2017, les éléments de l’armée nationale en fonction à la 3è région militaire de Bouaké dans le cadre de sa tournée nationale de sensibilisation dans les casernes du pays. La rencontre s’est déroulée à la place d’arme du 3ème bataillon d’infanterie militaire de Bouaké.

Sur la date butoir de dépôt des armes emportées pendant la dernière mutinerie et celles d’avant, le chef d’état-major général des Armées a été plus que précis. « Il n’y aura aucun prolongement de la date butoir. Nous espérons que cette opération va continuer », a-t-il dit. Poursuivant, il a soutenu que « Dans une armée, les signes distinctifs sont la tenue, la couleur de béret, le grade et l’insigne de corps. Il faut que les regroupements de sous-officiers 8400 ou ex-FDS cessent pour qu’émergent plutôt les affinités fondées sur l’appartenance à une même unité et qui fondent l’esprit de corps. En réalité, ce sont les affinités particulières qui divisent et affectent la cohésion au sein de notre armée. Je voudrais qu’à compter de maintenant, toutes ces appellations EAN, ADN, 8400, 2600 et que sais-je d’autres, doivent cesser. Vous ne devez plus y faire référence. Désormais je veux entendre parler d’officiers, sous-officiers et soldats de rang. Il s’agit pour nous de faire de notre armée, une institution réconciliée avec elle-même et avec les populations. Une armée respectueuse des valeurs de la démocratie et de liberté », a-t-il menacé. Pour lui, nul ne doit désormais exprimer son mécontentement en dehors de la caserne et de son chef. « Je resterais toujours à votre écoute mais dans la discipline et l’ordre », a-t-il ordonné.

La ville de Bouaké est l’épicentre de mutineries depuis janvier 2017 et bien avant novembre 2014.

Le dépôt des armes, la mobilisation des troupes, des ambitions de la Côte d’Ivoire dans les opérations de maintien d’ordre à l’extérieur et la discipline  au sein de l’armée étaient au coeur des échanges directs entre la hiérarchie militaire et les hommes de troupe. Pour cet exercice grandeur nature, le Général Sékou Touré, connu pour sa rigueur,  était accompagné du Commandant Supérieur de la Gendarmerie nationale, le Général de Brigade Kouakou Kouadio Nicolas. Lui aussi, comme à Korhogo, le matin, s’est entretenu avec ses hommes de la légion de gendarmerie de Bouaké.

Le Gal Sékou Touré a fait le point du dépôt des armes qui cristallise l’attention de la communauté nationale et internationale au regard de la qualité et la quantité des armes en circulation dans cette ville de Bouaké et dans le pays.

Le Chef d’État-major général des Armées,  a expliqué les mesures relatives aux avancements; « d’autres avancements sont également en cours et sont toutes issues des points d’accord que le gouvernement a concédé. Il n’y a pas de raison que nous ne nous soumettons pas à réclamer la même détermination que nous avons eu à réclamer nos droits, veillons à exécuter correctement nos obligations », a exhorté le CEMAG Sékou Touré.  « Notre objectif à nous, c’est de préparer notre armée à sortir grandie de toutes ces crises avec une relation et un rapport nouveaux avec les populations, une relation de confiance et de considération », a-t-il indiqué. Quant au Commandant Supérieur de la Gendarmerie nationale, le Gal Kouakou Kouadio Nicolas, n’a pas voulu entrer dans des détails liés à la bavure meurtrière d’Arrah pour ne pas biaiser l’enquête en cours.

Le Cemag Sékou Touré et le commandant supérieur de la Gendarmerie nationale seront ce jeudi à Daloa et San Pedro. Cette tournée prend fin pour Nicolas Kouakou à Yamoussoukro vendredi prochain.

Adam’s Régis SOUAGA
Source: Rédaction Politikafrique.info

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