Après le paiement des soldats, les fonctionnaires, à notre tour!

Les fonctionnaires en négociation avec le gouvernement obtiendront-il gain de cause comme les militaires ce mardi près la mutinerie? Wait and see.

A côté des militaires récalcitrants qui ont bloqué le fonctionnement du pays durant quatre jours, les fonctionnaires tapent du pied. Tous les syndicats de la fonction publique entrés récemment en négociation  avec le Premier Ministre ivoirien pour l’obtention de leur stock d’arriérés de salaires (SDA) calculés à 249,9 milliards de Fcfa,  ont résolument les yeux rivés vers le Président de la République Alassane Ouattara.

Contacté ce jeudi 18 mai par politikafrique.info, Zadi Gnagna, le président de la Plateforme des organisations professionnelles du secteur public de Côte d’Ivoire (PFN), une structure forte d’environ 100 organisations s’affirme favorable à l’aboutissement d’une trêve sociale, si un échéancier est validé.

«  On a eu une rencontre avec le Premier Ministre, le jeudi 04 mai,  il était question de donner des documents afférents aux arriérés. Ce qui a été fait le lundi suivant. Au moment d’aller plus loin sur la question, il y a eu ce que nous savons tous (la mutinerie, Ndlr). Nous n’avons pas encore eu de nouvelles indications pour une autre rencontre », informe-t-il sur le point des négociations avec le gouvernement Amadou Gon Coulibaly.

Quant à l’impact de la récente mutinerie militaire sur les négociations entre les syndicats et le gouvernement Gon Coulibaly, Zadi Gnagna appelle le gouvernement a proposé un échéancier de paiement très acceptable sur le stock d’arriérés.

« C’est clair, c’est un impact psychologique sur les fonctionnaires comme en janvier. Pour qui, l’Etat ayant été résolu le côté social de la crise militaire, le moment est venu pour que l’Etat règle la question civile. C’est-à-dire le stock des arriérés.  Aussi, l’état d’esprit  des camarades, est-il qu’ils ont l’impression d’être des laissés pour compte de l’Etat. Donc, il est nécessaire qu’un geste soit fait surtout que nous proposons un paiement échelonné ; pour qu’enfin, les deux pans des crises militaires et civiles soient réglés », souhaite –il.

Pour obtenir leurs impayés de primes dont le gouvernement refuse de se prononcer sur le montant,des coups de feux ont été tirés en l’air et des corridors bloqués sur les principaux axes routiers des villes d’Abidjan et Bouaké.

La Côte d’Ivoire a été paralysée pendant quatre jours. La population est restée terrée chez elle, les commerces fermés et les ports des villes San Pedro et Abidjan quasi inactifs, une grande perte pour l’économie ivoirienne.

Moïse ACHIRO.
Source : Politikafrique.info

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