Armée- Alain Donwahi, « l’accord passé est définitif et est en application »

L’accord passé entre le gouvernement et les militaires insurgés en Côte d’Ivoire est « un accord définitif, accepté par toutes les parties et est déjà en application », a déclaré ce mardi 16 mai le ministre ivoirien auprès du Président de la République chargé de la Défense, Alain Richard Donwahi qui animait une conférence de presse à son cabinet.

Le membre du gouvernement s’est toutefois abstenu de donner des détails sur le contenu de ce compromis. « C’est un accord définitif. Je n’entrerai pas dans les détails des modalités de cet accord. Mais je puis vous garantir que l’accord est acquis, que les deux parties sont consentantes et cet accord sera appliqué. Il est même déjà en cours d’application », a-t-il rassuré.

De cette mutinerie vécue ces cinq derniers jours en Côte d’Ivoire, Alain Richard Donwahi a dressé un bilan partiel. « Il y a eu des blessés. Pour le moment nous en avons dénombré neuf, deux morts peut-être trois, car il y a un blessé qui est dans un état critique » dont le gouvernement a-t-il annoncé, s’occupera des frais. Pour Alain Donwahi, les auteurs de ces méfaits répondront de leurs actes. « Il y a eu des morts, donc certainement qu’il y a de gens qui sont coupables. Nous avons demandé à ce qu’il y ait des enquêtes et que des mesures disciplinaires soient prises pour tout contrevenant ou toute personne qui serait coupable d’un acte délictueux », a-t-il soutenu.

Interrogé sur la découverte d’armes à Bouaké, le ministre ivoirien a indiqué que la lumière sera faite sur cette découverte. « Une caches d’armes a été découverte. Les enquêtes sont en cours pour découvrir qui en est le propriétaire », a dit Donwahi.

S’agissant de la non application de la force comme annoncée pour « rétablir l’ordre », Alain Richard Donwahi fait savoir que c’est une option volontariste du gouvernement, qui répond au souci de préserver des vies. « C’est un choix cornélien. Est-ce qu’il fallait endeuiller les populations ? Vous savez que c’est facile de tirer avec un fusil. Mais les conséquences, les dégâts que vous pouvez causer sont importants. Donc le gouvernement a jaugé et a préféré utiliser la voie que nous avons utilisée pour arriver à une solution qui soit la meilleure pour notre pays, pour nos populations. Nous avons déjà vécu beaucoup de déchirements. Dix ans de crise, ensuite une crise postélectorale, qui a encore fissuré et tué. Je crois que nous avons trop de morts en Côte d’Ivoire. Nous n’en voulons plus. Nous voulons que les ivoiriens vivent en paix », a justifié le ministre de la Défense tout en se réjouissant du retour au calme et de la reprise des activités, notamment la reprise des corridors par les forces de sécurité et la réouverture des frontières.

Richard Yasseu
Source : rédaction Politikafrique.info

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