Burkina Faso, reprise du procès Blaise Compaoré et ses ministres

Réouverture ce jeudi 4 mai devant la Haute Cour de justice de  Ouagadougou du procès de l’ancien Président, Blaise Compaoré et son dernier gouvernement.

Blaise  Compaoré et 31 de ses ministres sont poursuivis pour leur responsabilité présumée dans la répression de l’insurrection populaire  des 30 et 31 octobre 2014 qui a suscité la chute du régime. La répression a fait  33 décès de façon officielle, mais les présumés responsables sont accusés de l’assassinat  de sept  personnes et de 82 blessés.

  L’Ex- Président en exil en Côte d’Ivoire, naturalisé ivoirien en 2015,  sera jugé par contumace  en tant qu’ancien ministre de la défense. Six des 31 ministres seront eux aussi jugés par contumace, car ils sont hors du pays. Joint par politikafrique.info, Ibrahim Sanou, journaliste burkinabè indique que le  procès de l’ex-Président, Blaise Compaoré  et sondernier gouvernement est beaucoup attendu par les populations. « Aujourd’hui, la justice burkinabè a besoin de faire ses preuves pour redorer son blason auprès de la population. Et surtout pour les événements des 30 et 31 octobre 2014 qui ont entraîné la mort de citoyens qui sont sortis les mains nus pour s’opposer à la modification de l’article 37 devant consacrer le pouvoir à vie pour Blaise Compaoré »,soutient le confrère.

Naturellement, ce procès est diversement apprécié par la classe politique du pays selon Ibrahim Sanou. Il fait savoir que pour le Congrès pour la Démocratie (CDP), le parti de Blaise Comparé, ce procès est un acharnement contre des membres de leur parti. Tandis que pour le parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), « c’est un procès normal qui doit œuvrer à montrer la fin de l’impunité au  Burkina Faso », rapporte le journaliste burkinabè à politikafrique.info.

En Côte d’Ivoire, pays d’accueil du Président déchu, ce procès est également suivi. « Il est toujours bien dans une démocratie que les hautes personnalités puissent répondre de leurs  actes. Mais il y a risque que ce soit les vaincus qui rendent des comptes aux vainqueurs. Il faut donc avoir suffisamment d’éléments pour une analyse pertinente », dixit Yacouba  Doumbia, président du Mouvement ivoirien des droits de l’homme (MIDH). Le procureur de la haute Cour de justice a dévoilé que l’ancien   Président, Blaise Compaoré et son gouvernement risquent  20 ans d’emprisonnement ferme, s’ils sont reconnus coupables.  Avant de préciser que si Compaoré est condamné, il demandera son extradition. Ouvert le jeudi dernier, le procès a été immédiatement renvoyé à ce 4 mai puis  de nouveau reporté au 08 mai prochain.

Gnoungo Fanta

Source : rédaction Politikafrique.info

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