Cache d’armes – le Procureur de la République menace, « 10 à 20 ans de prison pour tout coupable »

Le Procureur de la République du Tribunal d’Abidjan-Plateau, Adou Richard Christophe a déclaré ce mercredi 21 juin que dans l’enquête sur la découverte de cache d’armes à Bouaké, les fautifs reconnus risquent une peine de 10 à 20 ans de prison. « La détention et l’entreposage d’armes de guerre est punie d’une peine allant de 10 à 20 années d’emprisonnement », a-t-il indiqué à la presse au cabinet du ministre de la Justice, au Plateau.

Adou Richard a aussi signifié que dans le cadre de l’enquête préliminaire, 15 auditions avec 7 sept personnes ont déjà eu lieu. « Il y a déjà eu 15 auditions de 07 personnes. M. Kamaraté Souleymane a été entendu, diverses autres personnes l’ont été. Egalement des officiers supérieurs de nos Forces armées nationales ont été entendus », a révélé le magistrat tout en se gardant de livrer l’identité des autres personnes auditionnées.

Courant mai 2017, alors qu’une mutinerie avait lieu dans plusieurs villes ivoiriennes dont Abidjan, une cache d’armes avait été découverte à Bouaké (centre-nord du pays), épicentre du mouvement d’humeurs au domicile d’un proche de Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale. Une partie de ces armes avaient été emportée par des soldats mutins. Selon le Procureur de la République qui se garde également de révéler la quantité d’arme découverte, il s’agit d’«armes de guerres neuves récupérées dans l’ancienne piscine d’une villa » et qui « étaient soigneusement dissimulées » en cet endroit recouvert «d’un préau et dont le fond a été aménagé en magasin ».

Un fait grave qui à en croire Adou Richard a nécessité l’ouverture d’une enquête approfondie depuis courant mai,  toujours en cours selon lui. Après environ un mois d’investigations, le Procureur Adou Richard rassure sur le succès des recherches. « Nous entendons offrir toutes les garanties de succès à l’enquête en cours en donnant toute latitude et tous les moyens juridiques aux agents enquêteurs. C’est ainsi que nous leur avons adressé une réquisition aux fins de perquisition sur l’ensemble du territoire de la République en date du 7 juin 2017 », a dit le Procureur de la République avant de signifier que son rôle « est de poser des actes nécessaires à la manifestation de la vérité et non de procéder seulement à des arrestations. » 

Une partie de ces armes a-t-il ajouté, a été récupérée, et une autre partie encore dans la nature. Il a en outre rassuré que la loi s’appliquerait aux fautifs. « L’enquête préliminaire permet de rechercher la vérité, de rechercher les auteurs, de retrouver les caches d’armes, d’appréhender tous ceux qui de près ou de loin ont pu participer. Mais les résultats de l’enquête préliminaire seront exploités par un juge d’instruction. Et une fois que ce dernier aura terminé sa mission, les personnes qui seront indexées passeront évidemment devant les juridictions pour répondre de leurs actes », fait savoir Adou Richard.

Interrogé sur la présence des enquêteurs de l’ONU, le Procureur de la République a souligné qu’ils sont les bienvenus. « Ce sont des armes de guerre dont la technicité demande qu’il y ait des professionnels. Donc ceux qui arrivent et qui peuvent nous apporter leur expertise, sont les bienvenus. Ces enquêteurs ont pris langue avec nous et nous essayons de travailler avec eux. Comme on le dit, c’est un domaine très technique pour lequel nous avons besoin de professionnels et d’experts », a conclu Adou Richard.

Richard Yasseu 
Source : rédaction Politikafrique.info

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