Constitution, La majorité d’accord avec Ouattara pour la reforme

Enfin, une bonne nouvelle dans la grisaille de la reforme constitutionnelle préconisée par le Chef de l’Etat et qui fait grincer des dents même au sein de la coalition au pouvoir. Un peu plus de la majorité des ivoiriens se disent prêts à contribuer à cette reforme de la Constitution ivoirienne. Toute chose qui n’a pas déplu à un des collaborateurs du Président Ouattara.

Me Diané Mamadou, conseiller juridique du Président de la République chargé des Droits de l’Homme et des affaires humanitaires,  « salue l’initiative et (je) voudrais dire qu’il faut que les citoyens s’approprient le débat qui a cours en ce moment, entre universitaires, intellectuels et hommes politiques, relativement à la constitution pour qu’on puisse tous se l’approprier et influer sur son contenu ».

Les résultats de l’enquête d’opinion réalisée par l’Action pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH) au Centre d’Etude et de recherche pour la paix (Cerap), a révélé une fois de plus la contribution de la société civile  à la réforme constitutionnelle entamée par les autorités publiques ivoiriennes.

L’APDH a usé d’une approche intellectuelle moderne pour départager le pouvoir et l’opposition sur la question de la reforme de la révision constitutionnelle. Le sondage a l’avantage d’interroger directement les électeurs sur une question d’intérêt national.

Le résultat du sondage mené par cette organisation de défense et de promotion des droits de l’Homme indique que « 40% de la population soutient que les dispositions de la Constitution ont participé à la guerre en Côte d’Ivoire, 53%  de la population sondée dit être informée du processus de la révision constitutionnelle et 54% se dit prêt à participer à cette réforme constitutionnelle », informe le Président de l’APDH. Selon lui, pour le moment, les ivoiriens n’accordent pas beaucoup d’intérêt à cette réforme constitutionnelle. Leurs intérêts premiers sont : la réconciliation nationale, la sécurité et de meilleures conditions de vie. Toutefois, 80%  des sondés souhaitent la  limitation à 2 du nombre de mandats, et 33 % pensent que la CEI est crédible pour la gestion du processus électoral de ce référendum sur la constitution » indique le sondage de l’APDH rendu public ce mercredi 27 juillet.

Boyou Boniface, le président de l’association des électeurs de Côte d’Ivoire, une organisation de promotion de la démocratie, s’interroge : « Est-ce qu’il est opportun de faire une révision constitutionnelle ? Selon le rapport APDH, les ivoiriens disent que si c’est le cas, ils veulent une Constitution qui rassemble, de consensus », nous dit-il.
« L’APDH  a formé et envoyé sur le terrain 18 enquêteurs par équipe de 2 personnes. 8 enquêteurs dans le District d’Abidjan et 10 à l’Intérieur du pays ; notamment à Bouaké, Korhogo, Daloa et Bondoukou », expliquent Mme Koné la coordonnatrice et Trévi Bi Tra Alain, le statisticien de l’enquête menée par la structure de protection des Droits  de l’Homme, APDH.

Coulibaly Souleymane,  le secrétaire général du Médiateur de la République estime que « L’APDH a fait un travail important auprès de la nation car, la population a une décision importante à prendre. Il faut la consulter, c’est donc une bonne initiative. Mais, l’APDH ne nous dit pas quel est la tendance générale. Qu’est-ce qu’on peut dire ? La majorité des ivoiriens est pour la révision ou bien est contre la révision. Ça n’apparaît pas clairement. Mais sans doute cela permettra de faire des observations ».

Ce travail éclaire la lanterne des uns et des autres sur ce que veulent les ivoiriens, seuls à bien savoir ce qui est bien pour eux.
Moïse ACHIRO

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