COP 22, changements climatiques-  Déjà, des mises en garde contre Trump

A peine élu, Donald Trump inquiète les défenseurs du climat mondial sain. Donald Trump, le  nouveau président américain est élu alors que se tient à Marrakech au Maroc, la 22ème conférence des parties signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur le climat. L’enjeu de cette rencontre est la mise en œuvre de l’accord de Paris de 2015 qu’il a remis en cause pendant la campagne. Pour la société civile, pas question de le laisser faire.

Comment se gérera l’héritage de Barack Obama sur l’environnement ? Les Etats Unis ont ratifié l’accord de Paris dont l’ambition est de contenir la hausse de la température moyenne de la planète en dessous de 2 degrés. Mais pendant la campagne, le candidat républicain a remis en cause cet accord. « Je vais annuler l’accord de Paris sur le Climat », a-t-il promis, estimant que cet accord « tue l’emploi et le commerce ».  Il a également fustigé que « cet accord donne à des bureaucrates étrangers, le contrôle sur la façon et la quantité d’énergie que nous pouvons consommer dans notre pays ».

A Denver où l’industrie du charbon ferme ses portes, Trump constitue un espoir de relance de l’emploi par la reprise de l’activité du charbon au détriment de l’énergie renouvelable que défendait Hillary Clinton. Espoir à l’eau.

Réagissant, ce mercredi, après  la victoire de Donald Trump, les groupes de la société civile réunis à Marrakech veulent maintenir la pression.

Depuis le Maroc, Jesse Bragg, de Corporate Accountability International invite  la communauté internationale à maintenir la pression, dans un communiqué dont politikafrique.info a reçu copie.  « Nous devons rester engagés à nous  tenir debout contre  ceux qui sont en première ligne de l’injustice climatique au pays et à l’étranger. En l’absence de leadership de notre gouvernement, la communauté internationale doit se réunir pour redoubler d’efforts pour prévenir les catastrophes climatiques « ,  déclare  Jesse Bragg.

« L’Afrique est en danger. Les Etats-Unis, s’ils suivent les mots imprudents de leur nouveau président sur le retrait du régime climatique international, deviendront un État paria dans les efforts mondiaux pour l’action contre le changement climatique.  C’est un moment où le reste du monde ne doit pas hésiter et doit redoubler d’efforts pour s’attaquer au changement climatique « , indique pour sa part Geoffrey Kamese de Friends of the Earth Africa. Ségolène Royal, présidente des négociations qui ont abouti à l’accord  de Paris est formelle : « A l’heure où je vous parle, 103 pays ont ratifié, représentant 70% des émissions (de gaz à effet de serre). Il ne peut pas, contrairement à ce qu’il a dit, dénoncer l’accord de Paris », a-t-elle affirmé sur une radio française, à quelques heures de la victoire de Trump. Présenté comme un climato sceptique, les sorties de Donal Trump sur les questions environnementales sont diversement interprétées. Khalid Pitts, président de l’ONG américaine Sierra Club,  estime que  Donald Trump  est  favorable à la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste.

Lorsque le candidat républicain écrit : «Nous sommes le parti des producteurs, des fermiers, des éleveurs, des forestiers, des mineurs, des pêcheurs professionnels et de tous ceux qui sortent de terre, récoltes, ressources minérales, sources d’énergie, et tous les bienfaits de la mer qui sont le sang de la vie de notre économie», des médias l’interprètent comme un protectionnisme sans conscience verte . « Les Etats Unis étant le premier exportateur agricole du monde, l’administration Trump ne tolérera pas que l’on use de la science et de tactique terroriste pour empêcher les producteurs de végétaux génétiquement modifiés d’exporter leurs produits partout dans le monde», lit-on sur le journal de l’environnement. Simple tactique  de campagne ou de contre campagne?  Ce qui est sûr, le magnat de l’immobilier n’est pas seulement qu’un anti-environnement.

Il a  évoqué quelques pistes qu’il pourrait mettre en place  en faveur du climat. «La propreté de l’air est un problème pressant. On veut un air et une eau propres. C’est très important pour moi», estimait-il fin 2015. Sur son site internet en mai 2016, le candidat républicain ne fermait pas la porte aux énergies renouvelables incluant «le nucléaire, l’éolien et le solaire», le tout «sans exclure les autres énergies», sous-entendant les fossiles. Concernant la préservation des animaux, il indique ne pas être favorable à la chasse.

Les Etats Unis sont le deuxième pollueur mondial.  Le pays africains, premières victimes de la pollution mondiale entendent maintenir la pression pour que les « grands » respectent leurs engagements.

Nesmon De Laure
Source: rédaction politikafrique.info

Commentaires Facebook Politik Afrique

comments

EVALUEZ CET ARTICLE
User Rating
0/10

ARTICLES DE LA CATEGORIE

Quelque chose à dire :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*