Côte d’Ivoire, la plage de Grand-Bassam requinquée

La journée internationale de Nettoyage des Côtes célébrée ce 17 septembre 2016, n’est pas passée inaperçue à Grand-Bassam, ville côtière à 40 km au Sud-Est de la capitale ivoirienne.

Un coup de balaie a eu lieu à la plage.

L’objectif de l’opération de propreté ‘’My Beach, my country’’- ma plage mon pays, c’est assainir la plage de Grand-Bassam sur une distance de 2 kilomètres. Pour cela, des centaines de personnes se sont mobilisés et se mobiliseront à nouveau.
Ibraheem Fadilulani en fait partie, il est Nigérian.  « Cette activité crée l’unité, nous sommes venus de différentes écoles pour partager le grand besoin de propreté des plages ivoiriennes. Notre acte, c’est pour demander à tous de  jeter les ordures dans les poubelles. Au Nigéria, si vous jeter quelque-chose  dans la nature, vous payer une amende et vous ramassez des déchets. Cela a permis de changer les comportements », l’étudiant s’exprimant en franglais, poursuit le ramassage des déchets aux bords de la mer.
Kondé Emmanuelle représente l’Association Kid’s House. Fatiguée, Kondé a le regard plongé dans les vagues de l’océan. « Je suis fatigué,  vous savez que le sable de mer épuise. Mais, je suis contente aussi. On a l’occasion de venir à la plage et ce n’est pas vraiment propre. Aujourd’hui, je suis venu participer à la propriété tant souhaitée de la plage. Il faut que la plage de Bassam soit agréable ».

Le message  et les actions sollicitent l’appréciation d’un maître-nageur et d’une vendeuse d’arachide. Ils reconnaissent que la propreté seule peut attirer plus de touristes après l’attentat terroriste du 13 mars.

« Peu à peu, les touristes reviennent. Le chiffre d’affaire a baissé mais, la vitesse de croisière, c’est pour bientôt », résume Maïga Abdoul Karim qui exerce le métier de  maître-nageur à l’Hôtel Playa. Il suggère. «  Pour apporter notre pierre à l’édifice, je propose qu’il y ait une poubelle chaque 10 mètres. Parce que normalement, la plage doit-être toujours propre, agréable et l’initiative est bonne ».  Binta Koné, vendeuse d’arachide soutient que l’action de nettoyage est très touchante. Elle et ses amis souhaiterait davantage s’associer à différentes actions allant dans ce sens. Car, «  c’est ici mon gagne-pain », souligne-t-elle.

La notion de protection de l’environnement doit être partagée à tous pour préserver notre planète. C’est pourquoi, l’Ambassade des Etats-Unis avec le soutien du Groupe Coca-Cola, du Ministère de la Salubrité Urbaine et de l’Assainissement, de la Mairie de Grand-Bassam ont conjointement travaillé à la réussite de cette opération.

« Le budget de la commune est revu à la hausse pour renouveler tous les trimestres cette action noble dénommée ma plage mon pays.», termine Danièle Ouégnin, le 2ème adjoint au Maire de la Commune de Grand-Bassam,  ville érigée en patrimoine mondial de l’Unesco.

Moïse ACHIRO.

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