Cours au primaire le mercredi, Kandia Camara aux instituteurs : « il n’y aura pas de compensation »

Kandia Camara, ministre ivoirienne de l’Education nationale a répondu ce 15 septembre 2016 aux instituteurs qui grognent contre la réforme du calendrier scolaire intervenue dans le pays.

Le sujet a été abordé pendant plus d’une heure d’horloge ce 15 septembre 2016. Kandia Camara, ministre ivoirienne de l’Education nationale ne compte pas reculer devant la grogne de certains syndicats d’enseignants du primaire. L’instauration du cours le mercredi ne connaitra pas de mesures d’accompagnement. « Avec le nouvel horaire, ils travaillent 165 jours sur 365 par an. Ils bénéficient de 200 jours de repos pour lesquels ils sont payés contrairement à leurs collègues du privé (…) Il n’y aura pas de compensation. Ce sont des fonctionnaires normalement payés », insiste Kandia Camara. La ministre indique que le volume horaire journalier ne change pas. Pour elle, avec la réforme du calendrier scolaire, il sera maintenant possible pour les enseignants ivoiriens de consacrer 90% du temps d’apprentissage au Français, aux Mathématiques et aux Sciences. « La réussite d’un enfant part de ces matières fondamentales », remarque-t-elle.

Le ministère ivoirien de l’Education nationale a rendu public le 29 août 2016, un arrêté du 12 août 2016 modifiant la semaine de travail au cycle primaire. Désormais, les cours préparatoires, élémentaires et moyens du cursus primaire sont ouverts le mercredi. Ce temps d’apprentissage est pris en compte dans le quantum horaire annuel. « A compter de l’année scolaire 2016-2017, la semaine de travail dans l’enseignement primaire compte cinq jours, lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi », précise le texte signé par Kandia Camara, ministre ivoirienne de l’Education nationale.

Pour toutes les classes, sauf le CM2, les cours démarrent à 8 heures selon l’arrêté. Le mercredi, les cours s’arrêtent dans la mi-journée, soit à 12heures. En ce qui concerne la classe de CM2, les cours débutent tous les jours à 7 heures 30 minutes. Il n’y a pas non plus de cours dans l’après-midi du mercredi. « L’après midi, le cas échéant, peut être réservé pour les sessions de formation continue », précise la décision. Certains instituteurs boudent la mesure dans le pays.

Nesmon De Laure

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  1. A mon avis les collègues enseignants devraient accepter de faire cours le mercredi matin parce les collègues ont prêté le flan puisque tous presque font cours le mercredi matin moyennant rémunération cela alourdit les charges des parents pour lesquels leurs progénitures font ces cours. Ce n’est wu’un avis

  2. Bien,je le dit et le répète les instituteurs doivent respecter la decision de madame la ministre.pour nous parents d’eleves nous approuvons cette décision qui va dans le sens du succès de nos enfants, qui ignore de nos jours la baisse du niveau des élèves. Alors si ces syndicats aiment la vérité et la réussite de nos enfants il faut qu’ils obéissent à leur patron sans detour et qu’ils se rappel aussi que c’est l’argent du contribuable qui sont les parents d’élèves qui sert à payer leur salaire.s’ils grèvent nous parents d’élèves nous marcherons contre le payement de leurs salaires et on vera qui gagnera……trop c’est trop……affaire à suivre.

  3. Je remarque que les enseignants du primaire exagèrent un peu.Avant ils avaient 5 jours de travail:LUNDI;MARDI,MERCREDI,VENDREDI ET SAMEDI.Pour moi c’est normal qu’on revienne aux 5 jours de cours pour que nos enfants aient un niveau.

  4. A mon avis cette décision ne prend pas en compte les réalités du terrain. En réalité, dans une classe du CM2, par exemple, nous pouvons observer un effectif de 60 à 80 eleves. Ainsi ces enfants sont assis a trois voire quatre par table banc réservé a deux élèves. Pour résoudre ce phénomène d’effectifs, les enseignants s’organisent pour scinder ces élèves en deux classes et favorisent la double vacation dans le primaire qui souvent est gérée par un seul instituteur. Le jour du mercredi permettant donc aux instituteurs de compenser les heures perdues par double vacation. Ces braves enseignants utilisaient déjà les mercredi pour travailler bien avant cette décision. Je pense pour ma part qu’il devient désormais problématique a résoudre ce phénomène des effectifs pléthoriques. Or le soir a la descente , l’instituteur qui devrait normalement se reposer, se voit devant la contrainte de corriger les cahiers de devoirs des apprenants. Je me demande donc de quelques repos parlons nous? Cette situation vient donc compliquer la situation des apprenants. Du point de vue sanitaire, le mercredi devrait permettre aux enfants issus de famille a faible revenu de rendre la seule tenue que les parents ont du lutter pour acheter propre. Malheureusement ce jour est sacrifié. Madame la ministre je vous en prie, pensez donc a nous les pauvres qui vivions en campagnes où les voies d’accès sont inaccessibles. En somme cette décision devrait s’être la meilleure si les problèmes qui minent l’enseignement primaire avaient trouvé satisfaction. Il s’agit ici de l’insuffisance des structures d’accueil et des enseignants surtout en milieu rural. L’état devrait plutot contruire au moins une ecole primaire dans tous village de la Cote d’ivoire. Car moi, dans mon village il n’y pas d’ école. Dans le village voisin qui accueil nos enfants, le nombre d’enseignants fait défaut. Faut il donc attendre avant de mettre cet arrêté en application?

  5. Que dire ? ! On parle d’un sujet qu’on ignore totalement. D’abord, le mercredi n’a jamais été jour de repos dans le primaire, il est consacré aux différentes réunions et séances de formation, et Dieu seul sait combien il y en a dans une année scolaire. Ensuite, pour les cours de renforcement, peut-on me dire le pourcentage d’enseignants qui font cela ? L’enseignant d’aujourd’hui a d’autres projets. Et puis, pour ceux qui se réfèrent au passé, n’oubliez pas que le jeudi était vacant, et que mercredi et samedi, il y avait seulement cours les matins. Concernant le nombre de jours, ,nos recherches ont démontré que dans des pays comme la Finlande, la France et la Russie que Madame la ministre cite en exemple, le nombre de jours de cours n’atteint pas 160 jours.
    Si on veut un système éducatif performant , ce n’est pas le nombre de jours de cours qui nous le permettra, mais plutôt une méthodologie d’enseignement adaptée à nos réalités.

  6. Le problème réel qui entraîne le faible niveau des élèves en Côte-d’Ivoire , c’est le système éducatif. IL est très mauvais, inadapté et inapproprié, incompatible avec les réalités du terrain. Donc que les soient disant parents d’élèves s’en informent avant d’incriminer les pauvres instituteurs. Le système éducatif est très malade en Côte-d’Ivoire. Aussi qu’ils sachent que l’école primaire n’est pas une garderie d’enfants dont on s’en débarrasse. Une classe normale, c’est au maximum 35 élèves et pas 80, lorsqu’on mène la politique de l’école obligatoire, les infrastructures et le personnel doivent suivre. Mais ce n’est pas le cas en Côte-d’Ivoire. L’instituteur n’est pas une machine, il a besoin de repos quand même. L’administration ivoirienne ne travaillant pas les samedis et dimanches, à quel moment ce monsieur va faire ses courses administratives ? Quand on sait qu’il y a un quotas de permissions qu’il ne faut pas atteindre. Comprennez aisément que c’est cette façon d’utiliser l’enseignant en général qui fait que le taux de décès des fonctionnaires est élevé au ministère de l’éducation nationale que tous les autres ministères du pays.

  7. Le problème réel qui entraîne le faible niveau des élèves en Côte-d’Ivoire , c’est le système éducatif. IL est très mauvais, inadapté et inapproprié, incompatible avec les réalités du terrain. Donc que les soient disant parents d’élèves s’en informent avant d’incriminer les pauvres instituteurs. Le système éducatif est très malade en Côte-d’Ivoire. Aussi qu’ils sachent que l’école primaire n’est pas une garderie d’enfants dont on s’en débarrasse. Une classe normale, c’est au maximum 35 élèves et pas 80, lorsqu’on mène la politique de l’école obligatoire, les infrastructures et le personnel doivent suivre. Mais ce n’est pas le cas en Côte-d’Ivoire. L’instituteur n’est pas une machine, il a besoin de repos quand même. L’administration ivoirienne ne travaillant pas les samedis et dimanches, à quel moment ce monsieur va faire ses courses administratives ? Quand on sait qu’il y a un quotas de permissions qu’il ne faut pas atteindre. Comprennez aisément que c’est cette façon d’utiliser l’enseignant en général qui fait que le taux de décès des fonctionnaires est élevé au ministère de l’éducation nationale que tous les autres ministères du pays.je rappelle qu’avant on partait à l’école lundi, mardi, mercredi et samedi les cours s’arrêtaient à midi (12h). Même si on travaille samedi et dimanche, ça ne va rien changer. En réalité, madame la ministre déplace le débat sur le reliquat des indemnités et la situation des i.A en instaurant le mercredi pour créer un autre débat de sorte à amener les instituteurs à se focaliser sur le dernier cité en abandonnant l’autre.vigilance.

  8. Moi,je dis qu’il faut être fair-play dans ce qu’on respecter les avis des uns et autres.L’école 5 jours dans la semaine,ce n’est pas un problème mais je crains fort que les jeudis nous ayons des petits mécaniciens dans les classes du point de vu des tenues vestimentaires.

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