Cuba- Fidel Castro, un symbole de la bipolarisation mondiale s’en est allé

Fidel Castro, le guide de la révolution cubaine est mort ce 25 novembre à l’āge de 90 ans.

Cette fois, ce n’est pas une rumeur. Fidel Castro est mort. C’est Raùl Castro, son frère et président cubain en exercice qui l’a annoncé.  » cher peuple de Cuba, c’est avec une profonde douleur que je vous annonce, ainsi qu’à nos amis du continent américain et du monde, que à 22h29,  le chef de la révolution est mort », a-t-il dit dans un message télévisuel repris par plusieurs chaīnes d’infos. Ce samedi matin, la dépouille du commandant en chef de la révolution cubaine a été incinérée selon sa volonté. Ses funerailles sont prévues pour le 4 décembre 2016.

Arrivé au pouvoir le 16 février 1959, il renverse la dictature de droite de Batista, un pro-américain, alors que la bipolarisation du monde bat son plein. Il choisit sans surprise le camp soviétique. Le marxiste léniniste résistera longtemps à la domination américaine. Le débarquement le 19 avril 1961, de près de 2000 réfugiés cubains, armés et entraînés par les Etats-Unis, dans la « baie des cochons » est un fiasco et une victoire pour Fidel Castro. Il contribue à sa façon au durcissement des relations entre l’est et l’ouest, notamment lors de la « crise des fusées de Cuba », lorsque l’URSS de Krouchtchev a voulu installer des missiles nucléaires sur le sol cubain, pointés en direction des Etats-Unis, faisant basculer le monde dans l’ère de la « guerre froide ». Personne n’imaginait que le régime castriste durerait si longtemps, surtout après la chute du mur de Berlin en 1989 et celle du système soviétique qui s’en est suivi.

Symbole de la « résistance tiers-mondiste à la domination américaine », il est soutenu par des générations d’intellectuels occidentaux qui l’adulent. Tenant son pays et son peuple d’une main de fer, pointé pendant des décennies pour des violations des droits de l’homme, Fidel est pleuré ce matin dans les rues cubaines. Mais pour les anti castrites, notamment la communauté cubaine de Miami, c’est un jour de fēte. « El Commandante » s’en est allé au moment où son pays amorce un virage dans ses relations avec le voisin américain, sous de nouvelles auspices : fin d’ebargo, ouverture extérieur et évolutions internes.

Nesmon De Laure
Source: Politikafrique.info

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