Diabo- Manifestation contre le manque d’eau, la voie principale bloquée

La population de Diabo a bloqué ce lundi 20 matin la voie principale qui relie Bouaké à Mankono et Séguéla pour protester contre le déficit d’eau potable dans la localité. Mais, après intervention du sous-préfet, Firmin Kouakou, et du chef de canton, Nanan Thomas Yao Kouassi, la circulation a repris.

Joint par Politikafrique.info, le chef de canton, confirme que le barrage installé par les manifestants a été levé suite à la médiation menée par le sous-préfet de Diabo et lui-même.
« Les barrages  qui avaient été mis pour barrer la  voie principale ont été levés après notre médiation (sous-préfet, chef de canton, gendarmes). Nous avons réussi à les faire venir à la sous-préfecture et nous sommes en pourparlers », a confié le chef de canton.

Réputée calme et pacifiste, la population de Diabo, commune située à une vingtaine de kilomètres de Bouaké, exaspérée par le manque d’eau potable que connait leur localité depuis 2013, a débrayé ce matin.

Selon Salia Ouattara, chauffeur de taxi, manifestant, contacté par la rédaction, la protestation a démarré dès 7h30 avec le blocage de la voie principale Bouaké-Botro. Il révèle à son tour que la voie a été libérée suite à la médiation du sous-préfet et du chef de canton.

« La manifestation a commencé  au cœur même de Diabo au lieu dit « carreforu du bonheur ». Ils viennent de libérer la voie, les voitures circulent, suite à l’intervention  du sous-préfet. Donc présentement,  les manifestants sont au niveau de la sous-préfecture », témoigne  Salia Ouattara.

Il fait savoir que depuis des années, la population souffre du fait de cette absence d’eau, motif de ce soulèvement de ce matin. «Nous payons les factures Sodeci , alors que nous n’avons pas d’eau.  Tout le monde paye le même montant, la Sodeci  dit que ce sont les frais d’entretien », dévoile Salia Ouattara, très en colère.

A en croire Kouadio Kouassi Firmin, instituteur, ce saut d’humeur n’est pas une première. « Ce n’est pas la première fois que ces manifestations de protestation contre le déficit d’eau  ont lieu mais la situation reste inchangée », déplore-t-il.

Un mauvais raccordement sur le circuit de ravitaillement de l’eau à partir du barrage de la Loka vers les deux châteaux d’eau est pointé du doigt. Diabo, qui est détentrice de l’eau de la Loka qui dessert Bouaké, Béoumi, Sakassou et Botro est mal desservie. La trop grande soif a conduit à cette manifestation populaire qui n’est pas la première du genre. Malheureusement.

Gnoungo Fanta
Source : rédaction politikafrique.info

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