Examen du projet de Constitution- KKB cafouille et sort, modification profonde en vue

Ambiance électrique ce vendredi 7 octobre à l’Assemblée nationale. Les commissaires du gouvernement ont relevé les ressentiments de certains députés sur le projet de Constitution présenté par le Chef de l’Etat le mercredi 5 octobre dernier.

Le député Pdci de Port-Bouët, Kouadio Konan Bertin dit KKB s’enflamme et refuse de poursuivre le débat, Dély Mamadou de l’UDPCI, qui pose un diagnostic très ovationné par la salle, des conciliabules, des mines graves, des commissaires du gouvernement tétanisés par les sorties des députés réputés proches du pouvoir, c’est ainsi que débute l’examen en commission de l’avant projet de nouvelle Constitution à l’Assemblée en Côte d’Ivoire ce vendredi 7 octobre.

Amadou Soumahoro tente de voler au secours des émissaires du gouvernement en interrompant les reproches du député de Biankouma, président du groupe parlementaire UDPCI mais est vite rabroué par ses collègues. Il baisse la garde, la mine renfrognée.

Ils sont restés pantois, les ministres Sansan Kambilé de la Justice, Hamed Bakayoko de l’Intérieur et de la Sécurité, et Ahoussou Jeannot, des Relations avec les Institutions face à la réaction du député de Port-Bouët, Kouadio Konan Bertin. Partis échanger avec les parlementaires sur le projet de nouvelle Constitution, c’est à un sentiment de rejet que ces commissaires du gouvernement été confrontés. A peine ont-ils eu en effet le temps de situer le cadre de la rencontre.

Comme s’il attendait ce moment, l’élu de Port-Bouët s’est montré intraitable, jugeant « irrecevable » le projet de Constitution. Comme grief, Kouadio Konan Bertin mentionne que le Président de la République n’a jamais fait cas de nouvelle Constitution mais plutôt d’un projet de loi. Il met aussi en cause la procédure adoptée pour cette réforme constitutionnelle. Pour KKB, il y a une absence du peuple dans le processus. Des éléments qui, fait-il savoir, montre que l’Assemblée nationale n’a pas « qualité de recevoir ce document » avant de mettre fin à sa participation aux travaux et ensuite sortir de l’hémicycle.

« Je suis un citoyen ordinaire. Si le parlement est dévoyé, je me trouve du côté du peuple. Ce qui se fait maintenant c’est contre le peuple. Je ne peux m’associer à ce qui se fait contre le peuple de Côte d’Ivoire par amour pour ce peuple », dénonce-t- il à Politikafrique.info à sa sortie de l’Hémicycle.

34 députés de cette Commission des Affaires Générales et Institutionnelles étaient bien présents sur les 42 membres. Mais, vu l’importance du sujet du jour, plusieurs députés non membres de cette Commission ont effectués nombreux le déplacement, faisant croire en une séance plénière. Toute chose qui n’a pas échappé au député de Cocody, Yasmina Ouégnin.

Sur sa page facebook, la parlementaire membre du groupe PDCI écrit que «Alors que seulement une quarantaine de députés est membre de la Commission des Affaires Générales et institutionnelles, nous sommes aussi nombreux à être dans l’hémicycle que lors des séances plénières. Jamais nous n’avons eu si peu de temps pour étudier, délibérer et voter un texte, même lorsqu’ils sont de la moindre importance ».

Y aura-t-il des amendements ? « Oui », révèle l’élue de Cocody. Elle précise que le groupe parlementaire PDCI dont elle est secrétaire générale y a songé.
« L’ensemble du groupe a travaillé pendant 48h. Des rencontres auxquelles a assisté le président Bédié qui lui aussi a donné ses amendements à faire tant sur la forme que sur le fond, ont eu lieu. Le projet a été étudié article par article et le groupe s’est focalisé sur 15 amendements », revèle-t-elle.

Gnangbo Kakou le député d’Adiaké et candidat malheureux à la dernière présidentielle lui compte faire 9 amendements. Il souhaite la suppression du Conseil Constitutionnel, du Médiateur de la République. Il suggère aussi que l’école obligatoire soit clairement clarifiée de sorte qu’il y ait des dates plafond et des dates plancher.  Quand à l’honorable Sidibé Abdoulaye, député d’Adjamé « il veut que les députés aient un statut comme celui des chefs traditionnels ».

Raissa Yao et Richard Yasseu

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