Gabon : Traque contre la corruption, des douaniers arrêtés

Coup de filet pour la Direction Générale de la Recherche (DGR) de la gendarmerie nationale du Gabon. Alain Ossamy Djoubi, le Directeur général des douanes et des droits indirects a été arrêté dans le cadre d’une enquête de détournement des recettes douanières. Pris la main dans le sac, alors qu’il effectuait une transaction illicite d’une coquette somme de 100 millions de francs CFA versée par la société EGCA SATRAM, Jean Bertrand Ngalibika aurait avoué l’implication du DG, son collaborateur. Un aveu qui a conduit à l’arrestation de ce dernier.

Et Ils sont loin d’être les premiers à mordre la poussière soulevée par l’opération « Mamba ». Depuis quelques semaines, plusieurs anciens membres du gouvernement gabonais et autres hauts dirigeants des administrations publiques et privées sont interpellés par la justice.

Lancé il y a à peine deux mois, l’opération « Mamba » visant à mettre la main sur de hauts cadres administratifs soupçonnés de détournements de fonds publics semble porter ses fruits. L’Opération est de taille et à l’image d’« épervier » au Cameroun ou encore de l’opération anti-corruption mené d’une main de fer par Aminata Touré, l’ex-ministre sénégalais de la justice.

Les gouvernements africains, à l’instar de ceux du Cameroun et du Sénégal, semblent voir d’un bon œil la traque des agents corrompus qui gangrènent les hautes sphères politiques et administratives de leurs pays.

La corruption, un fléau qui colle aussi à la peau de la Côte d’Ivoire. Investissements frauduleux, détournements de fonds publics à des fins privées, ou encore l’impunité qui grève la crédibilité du système judiciaire, le pays du père Félix Houphouët Boigny connait aussi son lot de déboires. Et pourtant la corruption gagne du terrain face à l’inaction du pouvoir exécutif.

« Un manque de volonté politique » selon Eddie Guipié, politologue et enseignant-chercheur à l’Université de Korhogo. «Nous avons des institutions répondant à ce type de cas. Il y a l’inspection générale d’Etat, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et la cour des comptes qui est inclus dans la constitution de 2016. Ces institutions peuvent à juste titre enquêter sur les cas de détournements et malversations financières et apporter une réponse adéquate» assure-t-il.

Au Front Populaire Ivoirien, on doute fort de voir une telle opération se mener dans le pays. « C’est quasiment impossible vu que la corruption, le clientélisme et le favoritisme sont inscrits dans ce pays. Dès lors les premiers responsables du pays rechigneront à instaurer un tel instrument qui ne servirait pas leurs intérêts » estime le secrétaire général adjoint du FPI, branche Affi N’Guessan, Jean Bonin Kouadio.

Le leadership gouvernemental ne devrait-il pas aussi se traduire par des opérations du genre visant à impacter positivement la vie des citoyens ? A quand l’opération « Mamba » ou « épervier » version Côte d’Ivoire ?

Salimatou dia

Source:Politikafrique.info

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