Justice- Sam l’Africain écope de 6 mois de prison et 500 mille Fcfa d’amende

L’opposant pro-Gbagbo, Mohamed Sam Jichi alias Sam l’africain a été condamné à 6 six mois d’emprisonnement ferme et à 500 mille francs d’amende en flagrants délits par le Tribunal de 1ère instance du Plateau ce vendredi 31 mars 2017.

« Le Tribunal a délibéré et requalifié vos chefs d’accusation en diffamation et injures à l’endroit des personnes provenant des ethnies du Nord. Le prévenu est coupable des faits qu’ils lui sont reprochés. Vous disposez de 20 jours pour un recours », déclare le juge président Coulibaly  Hamed, dans la conclusion de l’audience.

Toutefois, durant les débats aboutissant à la condamnation de Sam l’Africain, le procureur de la République,  Adou Richard est revenu sur les faits. « Vous avez tenu un meeting le 11 mars 2017 où vous avez affirmé que les comptes de l’Etat sont vides sans vérification…. M. le Président, nous demandons 12 mois d’emprisonnement et 5 millions d’amende », a-t-il demandé lors de son réquisitoire.

Le président  de la Cour a tenu à interroger l’accusé pour mieux comprendre ses intentions en tenant ses propos.
«  Vous avez dit dans une énumération précise que les autorités ivoiriennes sont tous originaires du Nord. En quoi cela soulève un problème de compétence… », demande le Juge Président qui veut comprendre. L’accusé était au départ accusé de « Xénophobie, tribalisme et incitation à la haine »

La défense de Sam l’Africain menée à la fois par Me Abié Modeste et Bobré Félix, a plaidé la non-culpabilité de leur client. «  Non coupable, M. Le président, parce que c’est un délit non constitué. Il s’agit d’un homme politique tenant un discours politique face un auditoire. En plus les propos de notre client, c’est un constat qui est vrai. Et, si c’était faux, nous l’aurions compris. Le Président actuel de la République a déjà tenu ce genre de propos quand il était dans l’opposition… », défendent les conseils de l’accusé qui n’obtiennent au final qu’un allègement de peine.

Venu assister à ce procès, Affi Nguessan le chef de file de l’opposition ivoirienne s’est exprimé, estimant que « Les avocats ont été explicites. C’est la liberté d’opinion qui a été condamnée. Nous avons pensé que l’acquittement de  l’ex-première Dame, Mme Simone Gbagbo augurait d’un avenir de  paix, de normalisation et de démocratie.  Mais, cette décision n’est pas un signal en faveur de la réconciliation », a-t-il indiqué.  Quant aux partisans du parti politique de  Sam l’Africain, la Nacip-Nouvelle Alliance de la Côte d’Ivoire pour la patrie, ils ont formé une mobilisation pour lui témoigner leur soutien.

Sam l’Africain est arrivé au tribunal vêtu du pagne de l’église catholique de Côte d’Ivoire et d’un sparadrap sur la bouche.

Au moment de la délibération,l’accusé a affirmé que «  Le sparadrap, c’est pour dire qu’il n’y a pas démocratie ». Ces avocats pour plaider la cause de leur client, l’ont présenté comme « le meilleur exemple de l’intégration ivoirienne et africaine ».

Moïse ACHIRO.
Source : Politikafrique.info

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