Mutinerie des Forces spéciales- le gouvernement, «Chaque revendication sera analysée »

La situation sécuritaire dans la ville d’Adiaké au sud-est de la Côte d’Ivoire a constitué le seul point traité dans le chapitre des divers du conseil des ministres tenu ce mercredi 08 février.

Le ministre Bruno Koné, porte-parole du gouvernement, a indiqué que cette localité est l’objet depuis hier (Ndlr, mardi 08 février 2017), d’« incidents » occasionnés par «quelques éléments » des forces spéciales ivoiriennes qui y manifestent en tirant des coups de feu en l’air, et occasionné deux blessés civils par balles.

Mais, pour ramener le calme dans cette ville, Bruno Koné a fait savoir que le gouvernement a «immédiatement entamé les discussions avec les soldats concernés ». Il a ajouté que ces discussions se poursuivaient encore dans la matinée de ce mercredi entre « le général en charge des Forces spéciales de Côte d’Ivoire et les représentants des militaires concernés ». Il a par ailleurs révélé qu’il est prévu  « qu’une délégation de ces militaires soit reçue par le ministre de la Défense également ».

La ville d’Adiaké située à près d’une centaine de Km d’Abidjan est secouée depuis ce mardi par un  soulèvement des éléments des Forces spéciales de l’armée de Côte d’Ivoire. Ces événements qui se sont encore poursuivis ce mercredi ont fait des blessés et troublé également l’activité économique dans la ville. Ce mouvement d’humeur s’était aussi étendu à d’autres localités où sont déployés des éléments de ce corps d’élite de l’armée ivoirienne. Un mois plutôt, le pays entier a été secoué par une vague de mouvement d’humeur au sein de l’armée. Des ex-soldats de l’ex-rébellion des Forces nouvelles intégrés dans l’armée nationale avaient aussi usé des mêmes méthodes pour obtenir la satisfaction de points de revendication financière.

« C’est une attitude malheureusement récurrente ces derniers temps… Mais le gouvernement tient ici à dire qu’il condamne et qu’il déplore ces formes violentes de revendication. Parce que dans tous les cas de figure comme vous pouvez le voir là, cela se termine par des discussions. Donc l’idée c’est que quand il y a des choses qui ne vont pas, d’alerter et d’alerter de façon paisible la hiérarchie concernée de sorte que les problèmes soient remontés. Parce que chaque fois qu’il y a des revendications dans ces formes, il y a des blessés, malheureusement il y en a eu encore deux hier. Même quand on tire en l’air, le risque d’atteindre quelqu’un n’est pas égal à zéro. Il y a toujours un risque de porter atteinte à la vie de quelqu’un et au-delà, ce type de revendication malheureusement trouble l’activité économique puisque dans cette ville et même peut-être plus loin, l’activité économique a été troublée et tout cela malheureusement ternit l’image de notre pays », a déploré le porte-parole du gouvernement.

Bruno Koné a toutefois rassuré de la disponibilité des autorités ivoiriennes à trouver un dénouement à ce soulèvement. « Chaque revendication sera analysée et les représentants de l’Etat indiqueront ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. Il faut aussi savoir que des engagements ont déjà été pris concernant l’amélioration des conditions de vie et de travail des forces de défense et de sécurité. Pour beaucoup, il figure déjà dans la loi de programmation militaire. Donc il n’y a pas discussion véritablement. Par contre, sur les revendications qui vont au-delà, les discussions se poursuivent », a-t-il rassuré.

Richard Yasseu
Source : rédaction Politikafrique.info

Commentaires Facebook Politik Afrique

comments

EVALUEZ CET ARTICLE
User Rating
0/10

ARTICLES DE LA CATEGORIE

Quelque chose à dire :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*