Procès de Simone Gbagbo- Nouveau report de l’audience, la Défense, « c’est un procès d’humeurs »

Le procès de Simone Gbagbo pour « crimes contre l’humanité » qui devait reprendre ce mardi 14 mars 2017 n’a pu se tenir. Sur décision du juge président, l’audience a été remise au lendemain mercredi a constaté sur place Politikafrique.info.

La raison ? La non production des pièces constitutives du dossier demandées par la nouvelle Défense de l’ex-Première Dame. Dès l’entame de l’audience du jour, le conseil de l’accusée a d’ailleurs tablé sur la question. Les avocats de Simone Gbagbo ont égrainé une longue liste de documents nécessaires selon eux  pour mieux assurer la défense de leur cliente par ailleurs absente à cette séance.

Il s’agit entre autres des relevés de notes d’audiences, la liste complète des témoins, les rapports médicaux légaux de personnes tuées imputées à l’accusée, des déclarations écrites des témoins, de rapports d’expertise et de bien d’autres documents qui, à en croire les avocats de la Défense, leur ont été « versés de façon parcellaire ».

La réclamation de ces pièces a par ailleurs débouché sur une altercation momentanée entre le juge président et Me Claude Mentenon membre de la Défense. Ce dernier, alors qu’il entamait une intervention sur la nécessité d’obtenir les pièces demandées pour ses collègues et lui, s’est vu apostrophé par le magistrat Boiqi Kouadjo. Le juge lui reprochant de ne lui avoir pas donné la parole. Un fait peu apprécié par l’avocat défenseur qui ne manquait pas de répliquer au juge président. « C’est un procès d’humeurs. Le juge président ne respecte pas la Défense. C’est un potentat », s’est-il plaint à la sortie de l’audience à Politikafrique.info.

La partie civile et le bureau du Procureur ont quant eux signifié avoir pris note de la liste des besoins de la Défense. Le mercredi 8 mars 2017, le juge président avait décidé du report de ce procès. Il avait autorisé à cette date que le temps soit laissé à la Défense de dresser une liste exhaustive des pièces dont elle a besoin pour assurer la défense de l’accusée et prendre connaissance des documents communiqués.

Richard Yasseu 

Commentaires Facebook Politik Afrique

comments

EVALUEZ CET ARTICLE
User Rating
0/10

ARTICLES DE LA CATEGORIE

Quelque chose à dire :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*