Procès- Pour « divulgation de fausses nouvelles », Michel Gbagbo renvoyé devant une juridiction spéciale

L’audience de Michel Gbagbo pour « divulgation de fausses nouvelles »,  de ce vendredi 23 juin au tribunal d’Abidjan a été renvoyée  devant une juridiction spéciale au vendredi 30 juin prochain, a appris politikafrique.info sur place.

« La procédure a été renvoyée à la semaine prochaine devant la juridiction spéciale. Aujourd’hui, ils ne sont pas en état de le juger parce qu’il y a un dysfonctionnement de l’appareil judiciaire qui a fait que la procédure n’a pas été programmée. On reviendra la semaine prochaine », a déclaré Maître Dadjé Rodrigue, avocat de Michel Gbagbo, face à la presse.

Poursuivant, Maître Dadjé Rodrigue a fait savoir que Michel Gbagbo, présent au procès est poursuivi sur la base de l’article 173 du code pénal pour « divulgation de fausses nouvelles ».

L’homme de droit a en outre rappelé que son client est mis en cause pour avoir contredit la déclaration du Président, Alassane Ouattara,  tenue le 1er Mai 2016, qui annonçait qu’il n’existe pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire. En réaction à cette déclaration du chef de l’Etat, Michel Gbagbo, fils de l’ancien l’ex-Président, Laurent Gbagbo, avait affirmé dans des interviews avec la presse, qu’il y a bel et bien des prisonniers politiques dans le pays et préciser notamment la disparition de certains prisonniers politiques.

« Est-ce qu’on devrait le poursuivre parce qu’il a déclaré qu’il y a des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire ?  Je trouve que ce fondement met à mal la  démocratie ivoirienne et la Constitution qui garantit la liberté d’expression », a déploré Maître Dadjé Rodrigue.

Selon lui, tout le monde parle de la situation des prisonniers politiques sans être inquiété. « Henri Konan Bédié en parle,  Soro Guillaume en parle, les évêques en parlent, va-t-on arrêter toutes les personnes qui en parlent où est-ce un acharnement contre Michel Gbagbo ? Puisqu’il n’est que le seul à être poursuivi », a-t-il déploré. Avant de préciser qu’ils n’attendent pas se soustraire de leurs obligations de citoyens et n’attendent pas non plus remettre en cause le principe de l’existence du prisonnier politique.

Gnoungo Fanta
Source : Rédaction Politikafrique.info

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