Procès, Exigence de liberté provisoire pour Koua, Dahi et Dano Djédjé, procès renvoyé

Koua Justin, Dahi Nestor, Dano Djédjé, dans le box des accusations ce vendredi 19 mai. Ces trois figures du parti du FPI ont comparu au Tribunal correctionnel d’Abidjan Plateau.

La pluie n’a pas empêché les partisans du Fpi, venus en grand nombre et occupé tous les espaces du palais de justice d’Abidjan-Plateau,pour témoigner leur soutien aux trois personnalités politiques en détention depuis deux ans.

La « défiance à l’autorité de l’Etat et trouble à l’ordre public » sont les chefs d’accusations à l’encontre de Koua Justin secrétaire général adjoint des relations avec les syndicats et les organisations de masse, Dahi Nestor, secrétaire national chargé de la mobilisation et Dano Djédjé vice-président chargé du dialogue, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, a rappelé la cour.

Mais, il reste selon le Procureur de la République, M. Bogro à « mieux définir et renforcer ces chefs d’accusations ». Il a donc réclamé le report de l’audience à la semaine du 22 au 26 mai, pour les  trois accusés arrêtés depuis 2015.

Au sorti du procès,  les avocats de la défense que sont Me Bouaffon  et Me Dadjé Rodrigue, retracent les événements mettant en cause leurs clients et précisent leurs intentions.

«  La procédure a été renvoyée à la demande du Procureur de la République pour représenter au mieux les intérêts de l’Etat. Et, pour permettre à toutes les parties de se préparer à un procès équitable. Le parquet ne s’est pas estimé totalement informé, les parties n’ont pas eu le temps d’avoir connaissance des pièces de la procédure. Ce n’est que hier, que nous avons été informés, par voie de presse, que nos clients allaient comparaître à l’audience ce 19 mai 2017», explique Me Bouaffon, l’un des avocats de la défense.

Son collègue Me Dadjé Rodrigue, lui, estime que la justice ivoirienne accable « seulement les personnages pro-Gbagbo ». « Cette procédure à l’initiative du procureur perdure. Deux ans de détention pour des faits de tentative de trouble à l’ordre public. Aujourd’hui, dire ne pas être prêt, c’est une preuve de l’abus caractérielle » soutient l’avocat.

La défense réclame la liberté provisoire pour les accusés. « Ces personnes ont été arrêtées non, parce qu’elles ont commis d’infraction. C’est parce qu’elles sont des personnages pro-Gbagabo. Nous avons demandé la liberté provisoire, la juge n’a pas statué dessus. Elle demande de revenir sur la question la semaine prochaine. C’est d’abord une procédure orale. Mais, si la juge veut un courrier, nous le ferons et nous allons plaider. Cependant, nous ne comprenons pas pourquoi ils ne sont pas mis en liberté alors que c’est une procédure pour laquelle, en  six mois, on n’aurait pu les mettre en  liberté », s’interroge l’avocat.

Présents à cette audience au tribunal, Michel Gbagbo et Abou Drahamane Sangaré, leaders politiques du Front populaire ivoirien (Fpi).

Aussi, lors du procès, l’assistance a-t-elle décrié les microphones en mauvais état de marche du tribunal d’Abidjan Plateau.

Moïse ACHIRO.
Source: Politikafrique.info

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