Procès- Simone Gbagbo abandonnée dans le box par ses avocats

C’est sans la présence des avocats de l’ex-première Dame, Simone Ehivet Gbagbo  que la Cour a suspendu l’audience de ce mardi pour une reprise ce mercredi.

Une Simone Gbagbo dans ses ex-habits de femme de terreur a laissé transparaître un pan de son caractère de dure. Indignée au moment de la lecture du procès-verbal de l’audience du 24 octobre dernier,elle apostrophe le juge.

« Vous n’êtes qu’un juge, pour qui vous prenez-vous dans ce pays !» lance-t-elle au magistrat avant que sa défense ne lui demande de faire silence. C’est une des images fortes de l’audience de ce jour qui met en confrontation le ministère public et Simone Ehivet Gbagbo sous le chef d’accusation de « crimes contre l’humanité ».

Débuté à 11h 50 pour finir à 15h07, le procès de Simone Gbagbo s’est résumé aujourd’hui à une incompréhension entre la défense de l’ex-première Dame et le ministère public.

«  Nous avons dit que nous décidons partir parce que les droits de la défense ne sont pas respectés ; nous n’avons pas des gens crédibles avec qui on peut discuter, des gens qui ne respectent  pas leur parole. Je pense qu’ils le font volontairement pour empêcher les avocats qui assistent madame Gbagbo depuis 5 ans de plaider. Nous partons parce qu’on se moque de la défense, on se moque de notre cliente. Nous reviendrons seulement si nos droits sont  respectés», justifie-t-il leur sortie avant la levée de séance.

Pour la partie civile, la défense de Simone Gbagbo est « incapable » de faire comparaître la vingtaine de témoins  qu’elle réclame. Entre autres Jeannot Ahoussou, ancien Premier Ministre et Philippe Mangou ex-chef ‘état-major des ex-FDS sous le règne de  Laurent Gbagbo.

Le juge  pour sa part, a récusé les sollicitations de la défense d’approfondir les enquêtes portant sur le bombardement du marché Siaka Koné d’Abobo et l’attaque contre les femmes dans la commune d’Abobo. Aussi, la cour n’a-t-elle pas donné son accord à la requête de la défense qui veut le report du procès au 13 février 2017 pour  procéder à la comparution des témoins.

L’un d’eux sur le coup se retire du procès dénonçant de longues concertations de 2 heures de temps de la Cour pour empêcher  que les débats menent à la vérité et à la justice.
Ce mercredi 30 novembre, la suite du feuilleton.

Moïse ACHIRO.
Source : Politikafrique.info

Commentaires Facebook Politik Afrique

comments

EVALUEZ CET ARTICLE
User Rating
0/10

ARTICLES DE LA CATEGORIE

Quelque chose à dire :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*