Procès Simone Gbagbo- L’accusée absente,nouveau report pour nouvelles exigences de la Défense

Le procès de l’ex-Première Dame Simone Ehivet Gbagbo de ce mercredi 8 mars 2017 a été reporté au 14 mars 2017, par le juge Président Boiqi Kouadjo.

En l’absence de Simone Gbagbo Ehivet, l’audience portant sur l’accusation de « crimes contre l’humanité » n’a pu débuter et est reportée au 14 mars prochain comme constaté par Politikafrique.info.

La raison, « Laisser le temps à la défense de dresser une liste exhaustive des pièces dont elle a besoin pour assurer la défense de l’accusée et prendre connaissance des documents communiqués ce jour », autorise le président de la Cour.
Cette décision de renvoi trouve son motif dans la demande faite par les nouveaux avocats assignés à la défense de l’ex-Première Dame.

L’argumentation de Me Amany Kouamé, le premier des avocats de Simone Gbagbo à s’exprimer, est que « La défense n’a pas obtenue les pièces demandées depuis le 20 avril. Les relevés de notes des audiences des témoins, les documents relatifs à la commission rogatoire  du 8 novembre, la liste des femmes victimes d’Abobo… Le problème est que  soit ces pièces n’existent, soit l’accusation ne veut pas nous la communiquer », soutient l’avocat qui cite les articles 6 et 7 du code de procédure pénale, souhaitant être avec ses pairs Me Patrick Viera et Me Claude Mentenon, au même niveau d’information que le parquet.

Le Procureur général Aly Yéo, estime par contre avoir « toutes les pièces ». « Toutes les pièces qui sont dans mon dossier, et dont je vais m’en inspirer pour poursuivre l’accusation, ont été données à la défense », dit l’avocat général qui dit ne pas disposer aussi de toutes les pièces demandées par la défense.

Simone Gbagbo est accusée de crimes contre l’humanité.

Son conseil, Me Amany a indiqué à la presse que la juridiction qui juge sa cliente est « irrégulière ».
«Nous ne pouvons pas plaider devant une juridiction  qui est  irrégulièrement constituée et dont la décision sera frappée de nullité. C’est cela le problème. Nous demandons que madame le conseiller suppléant qui n’était pas supplémentaire, qui n’a pas participé aux débats qui ont eu lieu depuis le 9 mai jusqu’au 10 janvier soit révoquée. Il faut reprendre les débats pour ne pas que la décision qui sera rendue soit entachée de nullité. C’est l’article 583 du code de procédure pénale de Côte d’Ivoire qui le dit ».

Le procès reprend le 14 mars prochain le temps pour la Cour de trouver les arguments juridiques pour mettre accusation et défense, à l’aise.

Moïse ACHIRO.
Source : Politikafrique.info

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