Projet de Constitution- Cissé Ibrahim Bacongo: « J’attends les détracteurs sur le ring intellectuel »

Qui sera la deuxième personnalité de l’Etat en Côte d’Ivoire avec la nouvelle Constitution ?  Guillaume Soro est-il encore dans la course ? Au niveau du comité d’experts, rédacteur du projet de nouvelle Constitution, la question n’a pas été traitée.

« Le comité d’experts n’a pas traité ce sujet. Sans doute qu’un texte viendra préciser car la Constitution ne règle pas les questions de préséance et de protocole », a révélé ce mercredi 12 octobre Dr Ibrahim Cissé Bacongo membre de ce comité à Politikafrique.info au cours d’une interview qu’il accordait.

Cependant pour lui, ce projet adopté depuis hier mardi 11 octobre par l’Assemblée Nationale, est un texte qui convient aux ambitions de la Côte d’Ivoire. « Cette Constitution est moderne. Elle traite les questions du genre, les questions environnementales. C’est aussi un outil de construction de l’unité nationale, qui favorise la bonne gouvernance et qui va aider la Côte d’Ivoire à réaliser son leitmotiv d’ivoirien nouveau », rassure-t-il.

Relativement aux critiques sur la pertinence à changer de loi fondamentale et la procédure adoptée pour la rédaction de ce projet de Constitution ainsi que les controverses autour de son adoption par les députés, Cissé Bacongo charge les détracteurs. « Ce sont des postures de camouflage pour ne pas dire leurs intentions réelles. La procédure adoptée est inclusive. Nous n’avons pas vaincu sans périr, mais on a vaincu par la force des arguments » martèle Cissé Bacongo. Non sans défier les anti-réformistes à un «débat contradictoire public » avec lui.

Quelle est la nature juridique du régime avec cette nouvelle Constitution ? « C’est un régime présidentiel sans équivoque » répond sans détour l’invité de Politikafrique.info.

La nomination d’un tiers des futurs sénateurs par le Président de la République n’a pas échappé au membre du comité d’experts. Pour lui, « cela peut paraître vieux-jeu, mais en fait c’est branché ». L’interviewé justifie cette innovation par la volonté du chef de l’Etat de remettre en scelle des personnes de qualité dont l’expérience peut encore servir à son pays.

Il ajoute que la création d’un Sénat n’est pas une idée nouvelle. « C’est une institution créée en 1999 par le président Bédié », soutient-il. Pour ce qui est du coût que cela va engendrer dans son fonctionnement, Ibrahim Cissé Bacongo invite à faire « confiance au président Alassane Ouattara pour sa qualité d’économiste ».

Il maintient également cette position de confiance au président de son pays relativement aux intentions de mandat supplémentaire prêtées à Alassane Ouattara. « Il a dit qu’il ne se présentera plus », tranche-t-il.

Richard YASSEU

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